INTRO

Le disque vinyle est un rare cas de support de restitution du son qui résiste à l’épreuve du temps. Du premier microsillon gravé par la firme américaine Columbia en 1946, à aujourd’hui, cet objet n’a jamais été totalement évincé ou rendu obsolète par l’arrivée de nouveaux formats. C’est ce qui lui donne un statut d’objet résistant (au temps, à l’inflation technologique, à la miniaturisation, à la dématérialisation des supports …)

Comment se fait-il que ce format perdure, voire gagne du terrain ? Est-ce à cause de ce son, que beaucoup qualifient de chaud et ample ? Un son analogique, dont les imperfections, les craquements par exemple, confèrent à l’objet un petit supplément d’âme. Est-ce le grand format des pochettes, dont certaines sont célèbres pour leur graphisme recherché et qui sont à l’évidence beaucoup plus esthétiques que le froid petit morceau de plastique du CD ?

Outre l’objet en lui-même, c’est aussi bien sûr un autre rapport à l’écoute que nous propose le disque vinyle. Au contraire du flux continu de la radio ou des playlists sans fin des MP3, le vinyle induit une temporalité particulière puisqu’il faut retourner le disque entre chaque face. L’auditeur est aussi moins enclin à « zapper » d’un titre à l’autre, à compiler ses morceaux préférés. Le vinyle force au respect de l’entité que forme un album.

Le cercle des possesseurs de vinyles n’est pas homogène. Du DJ qui accumule les disques à la recherche de nouveautés pour faire danser ou d’une nouvelle boucle à sampler, au collectionneur maniaque d’une période, d’un genre musical, en passant par celui qui commence par écouter les quelques disques hérités de la discothèque de ses parents pour se mettre à fureter partout à l’affût de nouvelles acquisitions dans les vides greniers, sur le net, chez les disquaires, on peut distinguer des profils très différents.

Si le disque vinyle est bien au centre de ce web documentaire, il est avant tout un révélateur de ses utilisateurs. Quelle place occupe la musique dans leur vie, leur quotidien ? Que signifie leur affection pour ce format ? Quel est le moteur de cette soif parfois insatiable de nouvelles découvertes musicales ?

Micro Sillon vous propose donc de partir à la découverte de passionnés qui m’ont ouvert leur porte et leur discothèque.

intro micro-sillon from Colin Péguillan on Vimeo.

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Side A/Track 01 Lionel

Le nom de Lionel revient sans arrêt quand je parle de mon projet de documentaire à des habitants de Poitiers (ville dans laquelle je réside et où vont s’articuler la majeure partie des rencontres). Lionel s’occupe d’une minuscule boutique de disques vinyles, appelée le Transat, située dans la cour du Confort Moderne (salle de concert et lieu d’exposition à Poitiers).

Son métier et sa passion sont totalement imbriqués. Les disques eux-mêmes circulent de chez lui à la boutique : il peut revendre les siens, se payer en disques…  Le lieu d’échange que représente sa boutique m’intéresse : « Les clients en connaissent toujours plus que moi », dit-il avec humilité. Une façon de rappeler que l’on à toujours quelque chose à découvrir….

Entretien avec Lionel : le Transat Shop from Colin Péguillan on Vimeo.

Pour se rendre sur le site du Transat :http://disquestransat.free.fr/

Jeter une oreille aux disques de 4H du mat de Lionel :

The Red Crayola :

The Shaggs :

Alice Coltrane :

Side A/track 02 Denis

 

Denis est un passionné de musique, il achète des vinyles depuis le milieu des années 90. Le raccord avec Lionel est assez évident car Denis lui achète des disques depuis longtemps. D’ailleurs comme Lionel, la musique fait aussi partie de son quotidien professionnel puisqu’il travaille entouré de disques dans une médiathèque… Le fait qu’ils se connaissent n’est pas anodin et nous verrons au fil des rencontres, qu’autour de la passion du vinyle, se crée des réseaux, des affinités, qui relie des individus à l’échelle d’une ville voire plus loin selon l’implication des personnes.

Mais trêve d’explications, laissons les sillons défiler pour arriver au deuxième titre de cette face A où nous découvrons comment la musique peut être un besoin vital, presque une thérapie…

Entretien avec Denis from Colin Péguillan on Vimeo.

Envie de fredonner Holy are you de David Alexrod  ?

Ecouter en intégralité cette petite pépite de Lord Kitchener : London is the place for me :

 

Side A Track/03 DJ Troubl’

Pour cette troisième rencontre j’ai pédalé jusque chez DJ Troubl’.

Troubl’ a découvert les platines et le turntablism en 1997. Pour les novices, le turntablism est un mot américain désignant l’art de créer de la musique grâce aux platines et aux disques vinyles. Il gagne son premier championnat de France en 2000 puis devient rapidement double champion du monde en remportant la Battle I.T.F à Munich et la prestigieuse Battle AllStar Beatdown à New-York en 2002.

Depuis, il a décollé du turntablism  pour évoluer vers la production. Outre de nombreuses collaborations et plusieurs albums de breakbeat, il produit notamment les albums d’Antihero et de Grems. Partant du hip-hop, il a dérivé vers des sonorités plus électroniques, notamment Dub-step.

Au cœur de cette rencontre, se pose la question de la révolution numérique. Comment l’arrivée de nouveaux outils (systèmes de mix qui permettent de scratcher virtuellement des fichiers numériques) a changé le rapport au vinyle ? Que devient le vinyle, outil profondément lié à la culture Hip-Hop et plus largement à la culture DJ, à l’heure de la dématérialisation des supports musicaux ?

 
 

Je n’allais pas quitter Troubl’ sans lui demander de sortir quelques disques qu’il affectionne…

Il est intéressant de noter que les trois disques qu’il nous montre sont des albums qu’il apprécie avant tout pour leur « potentiel » en matière de sample …

P. S. : DJ Troubl’ n’est pas sponsorisé par Cash-converters !

Quelques pistes à explorer dans le sillon de DJ Troubl’ :
– Son excellente mix-tape : « Quasimoto meets himself » traine encore sur la toile …
http://percussionlab.com/sets/dj_troubl/quasimoto_meets_himself_a_journey_into_fresh_digging

– Un lien sur le site Who sampled Who (base de donnée autour du sampling), ou vous pourrez comprendre pourquoi l’album Voyage de Brian Bennett est une mine d’or pour les producteurs/sampleurs… Au passage, Brian Bennett était bien un musicien des Shadows (non pas le guitariste mais le batteur).
http://www.whosampled.com/sampled/Brian%20Bennett/?sp=2

– Pour écouter quelques productions de Troubl’
http://www.myspace.com/djtroubl

– Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas encore Amon Düül II (groupe allemand de Krautrock, fondé en 1969, généralement considéré comme un des fondateurs du mouvement, en compagnie de Klaus Schulze et Tangerine Dream.). Un petit aperçu de leur  univers sonore…

Side A/Track 04 Fred

Le quatrième morceau de  Micro-Sillon, nous amène à la rencontre de Fred. Ce dernier est infographiste et musicien, c’est peut-être la raison pour laquelle il porte un intérêt particulier aux pochettes de disques. A partir de la pochette de l’album Wish you were here de Pink Floyd, qu’il considère comme un parfait exemple de réussite, il nous explique ce qui fait  une intéressante pochette de vinyle …

Tranquillement calé dans son canapé, Fred nous invite à un parcours graphique à travers quelques pièces de sa discothèque.

Storm Thorgerson, l’homme qui à réalisé la pochette de l’album Wish you were here est un photographe, réalisateur et graphiste anglais. En 1968, il fonde un atelier graphique spécialisé dans la photographie créative ; Hipgnosis. Il a créé les couvertures d’albums de très nombreux groupes et chanteurs (Peter Gabriel, Led Zeppelin, Wishbone Ash, Genesis, 10cc, Muse, Robert Plant, Paul Young, etc.).

Pour découvrir ses créations :

http://www.stormthorgerson.com/window.html

La pochette et la conception artistique de Wish You Were Here comptent parmi les plus complexes des albums du groupe. Storm Thorgerson a suivi Pink Floyd lors de la tournée 1974 et a longuement réfléchi aux paroles de Waters, concluant que les chansons tournent autour d’une idée de « présence inaccomplie », plutôt que la maladie de Barrett.

La thématique de l’absence se retrouve dans les idées issues de ses longues séances de réflexion avec le groupe. Ayant remarqué comment l’album de Roxy Music Country Life était vendu dans un emballage de cellophane vert opaque qui dissimulait sa pochette, Thorgerson reprend cette idée, cachant la pochette de Wish You Were Here dans un emballage de plastique noir, si bien que la pochette est elle-même « absente ». Le concept sous-tendant Welcome to the Machine et Have a Cigar suggère l’image d’une poignée de main (geste souvent dénué de sens), et George Hardie conçoit un autocollant à placer sur le plastique noir : deux mains mécaniques engagées dans une poignée de main.

La pochette de l’album part de l’idée que les gens ont tendance à dissimuler ce qu’ils ressentent vraiment, de peur de « se faire griller » : elle représente deux hommes d’affaires se serrant la main, l’un d’entre eux étant en feu. Il s’agit de deux cascadeurs, Ronnie Rondell et Danny Rogers, ce dernier portant une tenue anti-feu sous son costume-cravate. Sa tête est protégée par une capuche, dissimulée sous une perruque. La photographie a été prise aux studios Warner Bros. de Los Angeles. Le vent souffle tout d’abord dans la mauvaise direction, rabattant les flammes vers Rondell et mettant le feu à sa moustache. Les cascadeurs échangent donc leurs positions, et l’image est ultérieurement inversée.

La pochette arrière dépeint un « représentant en Floyd » dépourvu de visage, « vendant son âme » dans le désert, selon l’expression de Thorgerson (la photographie a été prise dans le désert de Yuma, en Californie). Ses poignets et chevilles sont invisibles, si bien qu’il apparaît sous la forme d’un « costume vide ». L’intérieur de la pochette présente deux photographies encore liées au thème de l’absence : d’abord un voile rouge flottant au vent dans une clairière du Norfolk, derrière lequel, en y regardant très attentivement, on entrevoit une silhouette de femme apparemment nue, puis les jambes d’un nageur dépassant de la surface du lac Mono – il semble venir tout juste de plonger, mais la surface du lac ne présente aucune vague. Columbia Records, distributeur américain des disques de Pink Floyd, s’oppose (sans pouvoir y faire quelque chose) à la décision de dissimuler la pochette sous un plastique noir ; à l’inverse, EMI n’y voit aucun problème. Le groupe semble avoir été extrêmement satisfait du produit final, accueillant une maquette de pré-production par des applaudissements spontanés. (source wikipédia)

Les studios Warner Bros. de Los Angeles, où a été prise la photographie de la pochette

Le lac Mono.

Etrange coïncidence, quelques semaines après la publication de l’entretien de Fred, Storm Thorgerson est mort à l’âge de 69 ans …

http://next.liberation.fr/musique/2013/04/19/storm-thorgerson-createur-de-pochettes-mythiques-du-rock-est-mort-a-69-ans_897453

Side A TRACK/5 Jimmy Jay

Aujourd’hui je pédale à la rencontre de Jimmy Jay, c’est dans les locaux de la Radio Rec à Chauvigny que nous avons rendez-vous.

Jimmy Jay ? Ce serait presque un affront de le présenter : producteur de hip-hop, il officie dès le début des années 90 pour MC Solaar, les Sages poètes de la rue, Sléo et bien d’autre.

Depuis peu,  il revient sur le devant de la scène avec la sortie des Cools sessions 3.

Pour ce cinquième épisode, explorons une nouvelle facette du vinyle avec un passionné qui vit au coeur du micro-sillon depuis plus de vingt ans …

Dig deeper ?

Jimmy Jay, nous fait le plaisir de passer un extrait de Groovin’ de Willie Mitchell.

Willie Mitchell, né le 3 janvier 1928 et mort le 5 janvier 2010, est l’un des plus grands producteurs de Soul. C’est aussi un arrangeur musical, et il dirige le label Royal Recording à Memphis, Tennessee. Il est surtout célèbre pour son label Hi Records, qui existait dans les années 1970 et a publié les albums d’un grand nombre d’artistes soul de Memphis, y compris Mitchell lui-même, Al Green et Ann Peebles. Connu, au sein du studio, sous le surnom de « Papa Willie », Mitchell acquit son surnom en prenant la tête de Hi Records en 1970 et en faisant connaître au label sa meilleur période.

Lui-même trompettiste et leader d’un groupe, Mitchell a publié un grand nombre de singles à succès pour Hi Records dans les années 1960, notamment Soul Serenade.

Comme le mentionne Jimmy Jay, ce titre de Willie Mitchell à été  samplé avec classe par GZA du Wu-Tang Clan sur le titre Liquid Swords.

Ernie Barnes ?

Ernie Barnes (1938-2009) était peintre et illustrateur. Son nom reste profondément associé à de multiples oeuvres sur le sport et le football américain en particulier, sport qu’il a pratiqué en professionnel dans les années 60 avant de se consacrer à son art à temps plein.

Il a incarné à travers ses tableaux la culture afro-américaine des années 70 à nos jours. Son tableau le plus connu « Sugar Shack », qui représente l’ambiance surchauffée d’une boîte de nuit noire, est ainsi pleinement rentrée dans la culture pop, notamment en ayant été récupéré par Marvin Gaye pour la pochette de son album « I Want You » (pochette qui a inspiré par la suite un album du groupe de hip-hop américain Camplo)

S’il ne se contente pas de peindre des personnages noirs, ce sont pourtant eux qui marquent le plus, à l’image de la DJ (« Late Night DJ »), du jeune étudiant fraîchement diplomé (« The Graduate »), des boxeurs (« Boxing Gym »), des fanfares ou des petites filles jouant à la corde à sauter (« Ninety Nine, A Hunered »)…

http://erniebarnes.com/

https://i0.wp.com/royayersproject.com/wp-content/uploads/2012/08/art-marvin-camp-lo.png

SIDE A TRACK/06 GUILLAUME

Dernier track avant d’entamer la face B de Micro-Sillon ! Aujourd’hui c’est Guillaume Saintillan qui nous ouvre sa porte et sa discothèque.
Après quelques années à trainer ses caisses de disques à droite et à gauche, il a ouvert sa boutique Plexus Record à Poitiers en septembre 2011. Disquaire, DJ, Digger, organisateur de soirée, la musique et les vinyles sont au centre de son quotidien  …

Bien installé dans son salon, nous allons prendre  le temps de nous laisser entrainer dans son univers musical. Cet univers s’enracine autour du jazz, du hip-hop et plus largement des musiques afro-américaine mais reste ouvert sur un spectre très large.
Qu’il remette en question la grande qualité du son du vinyle ou qu’il assume le statut de collectionneur,  son approche se démarque parfois de propos entendus dans d’autres épisodes de Micro-Sillon. C’est justement cette pluralité des approches qui est intéressante et que je vais continuer à mettre en lumière au fil des rencontres …
Ce dernier track sera agrémenté de petits bonus qui, toujours en compagnie de Guillaume, nous permettrons de nous échapper des intérieurs et des étagères Ikéa, pour aller respirer le bon air frais des vides greniers et même s’évader pour d’autres contrées Stay tuned !!

Jeter un oeil au site de la boutique Plexus Record :

http://plexusrecords.blogspot.fr/

En savoir plus sur les labels Numero Group et Light in the Attic :

http://www.numerogroup.com/

http://lightintheattic.net/

C’est quoi le p’tit son pour la route ?
INI (Pete Rock) Fakin’ Jax

BONUS TRACK 1#

Qu’est-ce qui peut bien réussir à faire se lever au petit jour tous ces aficionados de vinyle que l’on peut voir dans les premières lueurs de l’aurore, tels des zombies, sillonner nos belles campagnes encore endormies ? Ne cherchez pas, c’est tout simplement l’appât de l’or noir qui les entraîne infailliblement vers les vide-greniers, brocantes et conventions où l’on peut encore trouver cette denrée rare…

Même si ces assoiffés d’or noir sont de plus en plus nombreux à être sur le coup, l’espoir de tomber sur la pépite cachée entre un Serge Lama et une compilation de musette demeure suffisamment tenace pour les jeter sur les routes à point d’heure.

C’est ainsi qu’un dimanche matin, je me suis retrouvé assis, non pas sur mon éternel vélo, mais à l’arrière d’une mini-austin, en route pour une chasse au vinyle. Guillaume et son compère Thibaud (AKA DJ Meyso), m’emmenaient dans une de ces rurales quêtes dominicales. Je les ai accompagnés tandis qu’ils fouillaient tranquillement mais méthodiquement les bacs, et cela jusqu’à ce qu’ils finissent par rentrer écouter le fruit de leurs recherches…

By the Way, si Meyso a le courage de se lever très tôt le dimanche matin ce n’est pas juste pour le plaisir d’empiler des disques sur son étagère … il vient de produire avec brio l’album de Lomepal Cette Foutue Perle
disponible dans les bacs et sur http://www.cettefoutueperle.com

D’où vient cette ligne de contrebasse qui ponctue le film ? Il s’agit de du titre II B.S. de Charles Mingus (les hip-hop junkies, se souviennent probablement du morceau de Gangstarr « I’m the man » où Jeru the damaja vient poser son flow unique sur cette ligne de contrebasse …)

BONUS TRACK 2# CONVENTION DU DISQUE A UTRECHT

Aujourd’hui, Micro-Sillon vous embarque pour une virée à Utrecht (Hollande). Il y a deux ans, je suis parti avec Guillaume et trois de ses acolytes pour une expédition à la convention mondiale du disque d’Utrecht. Cette convention a lieu en novembre et en avril et c’est l’une des plus importantes au monde. On peut y croiser des stands et des gens du monde entier. J’utilise le terme « expédition » car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ça commence par un départ dans la soirée du vendredi pour arriver le lendemain dans la matinée après une nuit de route. On enchaîne sur une journée non stop, le nez rivé sur des milliers de caisses de disques. Une nuit à l’hôtel, et le lendemain rebelote avec une motivation accrue car les prix sont bradés. Le soir, retour en France, le coffre blindé de vinyles et des valises sous les yeux.

Les motivations sont multiples, Guillaume et Vincent sont là à titre professionnel (acheter des disques, prendre des contacts). Thibaud et Eric, eux, viennent chercher des disques pour le plaisir de les écouter, pour les jouer en soirée et éventuellement comme matière à sampler. Cela représente bien la diversité du public de la convention, qui va du simple amateur au vendeur (du généraliste au très spécialisé sur un genre/une période bien particulier), en passant par les Djs, beat makers et collectionneurs frénétiques… Tout ce monde forme une foule hétéroclite et cosmopolite qui s’agite telle une fourmilière autour de milliers de disques !

C’est aussi en me rendant à Utrecht que j’ai pris pleinement conscience de l’ampleur et du caractère international du bizness du vinyle. On se rend compte que les disques circulent dans toute l’Europe au grès des nombreux échanges et/ou achats entre vendeurs. De même, quand on voit des acheteurs payer certaines pièces avec plusieurs billets de 100 (je pense notamment à certains disques de musique africaine), on comprend comment certains disques peuvent devenir de véritables objets de valeur, voire de spéculation.

J’ai ramené de cette expédition quelques images qui vous donneront une idée de l’ambiance de cette convention, et peut-être même l’envie de partir y faire un tour…

La bande son est un titre de l’excellent Beat Maker français Mr Troy.  Allez faire un tour sur son SoundCloud :

Le site de convention du disque d’Utrecht :

http://www.recordplanet.nl/

SIDE B TRACK 01

Pour entamer cette face B, nous partons à la rencontre d’un genre que nous n’avions pas encore exploré…

Punk, rock alternatif, ou pour faire court et revenir à la source : ROCK N’ROLL !!

Poy, musicien et artiste au sein du collectif Zo Prod, nous invite chez lui pour partager une fin d’après-midi ensoleillée autour de sa collection de disques.

Chez Poy les Bérus rencontrent Brassens et les Cramps  dansent le folklore charentais…

Au fil de la conversation, il sera question, en autre, d’héritage et de passation, du mode alternatif de distribution des vinyles de  la scène  punk et de la seconde vie de vinyle customisés …

Dig Deeper ?

The Cramps est un groupe de musique américain formé en 1975 à Sacramento en Californie, dissous après la mort du chanteur Lux Interior le 4 février 2009.

Tout au long de leur longue carrière, bien qu’ils aient été classés dans différentes catégories par leurs fans et par les journalistes musicaux au gré des modes, ses membres se définissent eux-mêmes comme un groupe de rock ‘n’ roll, dans le son comme dans l’esprit — le terme de psychobilly auquel ils sont généralement associés désignant plus précisément une scène anglaise, influencée par eux, mais dont les principaux instigateurs restent véritablement les Meteors. Les Cramps s’inscrivent bel et bien dans une tradition américaine du rock ‘n’ roll, singuliers dans la fusion qu’ils font de trois genres pourtant bien distincts : le rockabilly, le garage punk et le psychédélisme, tous trois également issus de la contre-culture américaine.

Leur but initial avoué était de réaliser le croisement entre Carl Perkins et Shadows of Knight. Leur musique mêle rockabilly (Carl Perkins), rock garage (Shadows of Knight), psychédélisme et punk rock, sur fond de drogue, de sexe et d’horreur de série B.

cramps

SIDE B TRACK 02 Jean-Michel

Nous avions déjà fait une petite excursion autour de la thématique des pochettes d’album avec le portrait de Fred. Aujourd’hui, Jean-Michel nous invite à replonger dans cet univers. La bande dessinée et les pochettes illustrées de vinyles sont pour lui, une passion de longue date. Chez ce collectionneur la pochette a bien souvent bien plus d’intérêt que le contenu du disque…
Intarissable quand on en vient à sa collection et aux dessinateurs, illustrateurs, et artistes qu’il affectionne, il aura été difficile de concentrer notre rencontre en un quart d’heure de film…

Entretien Micro-Sillon : Jean-Michel from Colin Péguillan on Vimeo.